01.06.2007

Faites-vous respecter

Les très doués psychologues du travail auront bien entendu identifié depuis belle lurette ce que je m’apprête à décrire maladroitement.

Dans chaque situation potentiellement conflictuelle avec un interlocuteur quelconque (votre mec, votre collègue, votre canari), une question finit toujours par venir tourner dans votre tête, malheureusement insoluble sauf dans un cas-par-cas insatisfaisant : faut-il se fâcher, ou non ? Faut-il actionner le rapport de force, hausser le ton, intercaler le prénom de la personne, ou pire, « Monsieur Machin », ou « Madame Truc », dans le discours ? (Essayez, pour voir, le coup du prénom, seuls les très naïfs l’ignorent encore. Exemple : je t’avais demandé, GAETAN, de sortir les poubelles » tout de suite ça prend un ton dramatique.)

En revanche et à contrario, peut-on vraiment obtenir quoi que ce soit (même la délégation de descente de poubelle) si on ne s’assoit pas par terre en pleurant ? Jusqu’où peut-on montrer de la souplesse sans avouer de la faiblesse ?

A me poser cette question trop souvent cette semaine, je me suis payée tous mes interlocuteurs en pleine face. Pour voir. Et je m’écoutais gueuler sereinement au téléphone.

Je constate le résultat suivant : point négatif, j’ai terrorisé mes proches. Point positif, je me suis extirpée de tout un tas de projets très ennuyeux au boulot.

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 Je sens qu’on finit assez isolé avec cette stratégie…